Jean Jacques MILTEAU   (FR)
MIGTHY MO RODGERS   (USA)
Avant Premiere Nationale "Blues Odyssey"

Quand l'un des meilleurs harmonicistes actuels invite un philosophe révelation blues de la décennie


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JEAN JACQUES MILTEAU est dit-on " l'un des meilleurs l'harmonicistes actuels et sa sonorité est pure et sa technique éblouissante"

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MIGTHY MO RODGERS est considéré comme " l'une des révélations blues les plus marquantes de la décennie"

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Le DERNIER ALBUM de JJ MILTEAU Sortie en Septembre 2001
« Memphis » (Universal Music Jazz France)
Tennessee Harmonica Blues

Memphis, le nouvel opus du meilleur harmoniciste de blues.
A Memphis, capitale du blues, JJ Milteau est venu chercher un son unique. Un blues énergique gorgé de soul et de gospel surpuissant ! Enregistré dans les studios mythiques du « Royal Studio » (Al Jackson, Otish Rush…).
Milteau réunit pour ce superbe album la crème des musiciens soul et blues de la scène de Memphis. Little Milton à la guitare (auteur du légendaire The Blues Is Alright), Mighty Sam McClain, pionnier du soul-blues, William C.Brown III, chanteur du label Stax, et Mighty Mo Rodgers, aux claviers et au chant. C'est à 15 ans que le jeune bluesman français s’initie à l’harmonica et découvre les maîtres du genre Sonny Boy Williamson, Sonny Terry. En 1974, il sort son premier album Spécial Instrumental : Harmonica.
En trente ans de carrière, Milteau accompagne les plus grands artistes de la scène française : Eddy Mitchell, Jean Jacques Goldman, Barbara… Rencontre au cœur du blues et de la soul américaine avec cet harmoniciste d’exception !
Frédérick Bottano

 

L'harmonica ?

Une respiration.

Le blues ?

Une inspiration.

Memphis ?  

Une aspiration.

Un lieu mythique où semblent converger les deux premiers éléments. Tout cela flottait depuis longtemps dans la tête de Jean-Jacques Milteau.
Au printemps dernier, le musicien décide, avec l'aide d'Universal, d'aller voir de plus près ce qui se trame dans le Tennessee, d'y enregistrer en compagnie de Little Milton, Mighty Mo Rodgers et Mighty Sam McLain un disque bilan.
Un bilan personnel, mais aussi celui du blues qu'il aime. Un disque qui sort en septembre 2001.

Jean Jacques Milteau explique :
"Le projet était clair : le blues a cent ans et on en a souvent une vision passéiste.
Avec Sebastian Danchin, nous nous sommes demandé : "Qu'est-ce que le blues aujourd'hui ?" Je voulais éviter un côté trop "fan", ne pas donner dans l'admiration béate.
Il s'agissait de "photographier" une réalité. Je voulais un son soul "sudiste". Je me suis rendu compte que j'étais un fan de la musique de Memphis depuis longtemps sans le réaliser.
Les grands harmonicistes -- James Cotton, Junior Wells, Charlie Musselwhite... -- viennent tous du coin. Memphis, c'est la Mecque de l'harmonica.
Je ne me suis jamais pris pour un bluesman : je suis né Porte d'Italie en 1950, ma famille est originaire des Charentes : je n'ai aucune prédisposition au blues."

Mighty Mo Rodgers parle de Jean Jacques Milteau  !
"Avant, je ne connaissais Milteau que par Toots Thielemans, qui m'en avait parlé.
La France et les Français ont une affinité exceptionnelle avec le blues. ça a à voir avec la liberté et avec l'importance que lui donnent aussi bien les Français que mon propre peuple. Le blues et le jazz sont venus de mon peuple, un peuple qui est le moins libre qui soit. Louis Armstrong le disait, "Personne ne sait où le blues s'arrête et où le jazz commence." On ne peut séparer le jazz du blues. J'adore le jazz. Coltrane. Même avec vingt mains je ne pourrais pas jouer comme lui, mais c'est mon héros. Il a repoussé les limites du jazz en essayant de dire ce qu'il voulait. Mais quelle est l'essence de son discours ? Le blues.
Sur les deux thèmes enregistrés pour ce disque, j'en ai composé un exprès, From the city of Angels to the City of Light [De la ville des Anges à la ville lumière].. Je l'avais commencé au cours d'un vol sans escale entre Los Angeles et Paris. J'en ai parlé à Sebastian, qui m'a poussé à le terminer.
Il est difficile de ranger ma musique dans une catégorie. Je me suis décidé à enregistrer parce que le blues que j'entendais ne correspondait pas à ce que je voulais. Tout était très ennuyeux, très prévisible, alors que pour moi, depuis Robert Johnson ou Elmore James, le blues est révolutionnaire. Le blues doit être aussi tranchant que le hip hop. Il peut très bien faire la une des magazines, être diffusé par les radios, s'il dit à nouveau quelque chose. Faire du blues, c'est chercher un sens à la vie. Rien à voir avec des histoires d'amour malheureuses. Le blues, c'est un dialogue mais aussi une dialectique sans fin, une discussion avec les George Bush du monde. Et dans cette négociation, le blues est la clé. C'est ce que j'appelle le "nu bluez", un blues très urbain. Je ne parle pas des champs de coton, de la mule qui traîne dans la grange... Le "Nu Bluez" parle de conditions urbaines, de situations urbaines, de ce qui se passe au 21e siècle."

Extrait d'une chronique de Christian Gauffre

LA PRESSE

La scène est enfin prête pour l'évènement du jour : L'avant première de Blues Odyssey.
JJ Milteau débute seul en scène. On nous a prévenu : le flash est autorisé que sur les trois premiers morceaux.
Le Maître enchaîne les instrumentaux et heureusement il se fend de quelques commentaires et même d'histoires drôles car au bout d'une demie heure la salle commence à se vider.
L'absence de chanteur se fait cruellement sentir et Mighty Mo Rodgers, quant à lui, se fait attendre.
Seul Manu Galvin s'en tire à merveille. Ce soir, Il fête dignement ses 43 ans, il illumine par sa technique : c'est le Killer à la telecaster. Merci Manu.
Quant à Jean-Michel Kajdan de toute évidence il passe à côté du show...
Il est temps de sortir Mighty Mo Rodgers... J'attendais "Heart Of Gold"... J'ai eu "Heart of Gold". Le show se temine.
Les rappels : "Gloria" le vrai Joke de la soirée. Milteau chante Ô miracle ! Sainte Thérèse priez pour nous ! ouf c'est fini il est temps de filer...mais le band revient sur scène pourquoi ? Non il va pas oser ! "Sweet Home Chicago" putain et c'est Milteau
qui chante encore Mr Rodgers semble ne pas connaître ses classiques.
Je quitte la salle frustré sans avoir connu le grand frisson.

Docteur Blues